Le Nouvelliste Mardi 15 juillet 1997

( Image-Média Mauricie:
Patick Beauchamp )

Mario Breault, le catalyseur de La vesse du Loup, qui présentera le 16 juillet à l'expo de Berthier et à la Classique de canots de la Mauricie à Shawinigan, le 24 août.

Quand la musique est un jeu.

La vesse du Loup sera à l'Expo de Berthier mercredi


Karine Parenteau
Trois-Rivières

"Pour moi, la musique c'est une collaboration entre plusieurs musiciens, c'est comme un jeu. C'est qu'il y a comme des règles de base dans une toune.Tu pars, il y a une structure, puis là-dedans, tu peux t'amuser, c'est-à-dire tu peux faire différents solos, tu peux avoir différentes ambiances, puis un moment donné tu vois celui qui est à coté de toi qui joue telle affaire, puis l'autre qui te voit faire pis qui te dit: ce que tu viens de faire là c'est écoeurant. On se laisse de la place pour faire ça nous autres. C'est pas toujours les mêmes notes qui sont jouées, c'est pas toujours la même ambiance. Puis c'est ça qui est l'fun parce qu'on s'amuse".

Du plaisir pour lui et pour le public, voilà ce que se souhaite Mario Breault et sa bande de joyeux lurons du groupe folk - jazz La vesse du Loup lorsqu'il montera sur la scène de l'Expo de Berthier mercredi le 16 juillet et sur celle de la Classique internationale de canots de la Mauricie le 24 août à Shawinigan. C'est entre autres ce que le groupe s'est donné et a rendu au public lorsqu'il a assuré la première partie du dernier spectacle de la Saint-Jean-Baptiste à Montréal et lors de leur prestation sur la scène de l'Agora du parc portuaire lors du Festival Trois-Rivières, ville maritime en septembre 1995.

À partir d'un son prenant sa source dans la musique traditionnelle, La vesse du loup promet de faire danser, chanter et taper du pied qui veut se laisser transporter par le jeu des cinq musiciens que sont les Mario Breault, Dany Lamoureux, François Marion, Benoît Lajeunesse et Denis Violetti. C'est que "nous autres on est là pour amuser", précise Mario Breault

Mais cette partie de plaisir s'exécute d'abord sur la scène alors que les musiciens qui allient le jazz et le folk, laissent place à l'improvisation. Quoique leur musique prend racine dans le folklore, Marlo Breault insiste sur le fait que le groupe n'est pas traditionnel. "On est en train d'avoir notre propre son" distinctif.. Ce son, c'est le métissage de violon, de percussions, de mandoline, de guitare sèche, de guitare électrique, de contrebasse, de banjo et de voix.

C'est entre autres par l'actualisation du son d'antan et par l'universalisation des textes que l'étiquette de musique traditionnelle, qui ne doit être entendue que lors de la Saint-Jean-Baptiste et du jour de l'An, peut se rompre, croit Mario Breault. Le fait que de plus en plus de groupes intègrent à leur musique les sons folkloriques, telle La bottine souriante, est source d'espoir.

Le fait aussi que ces groupes gagnent en popularité, dont chez la population juvénile, est certes peut-être le fruit d'une mode, mais Marlo Breault l'explique autrement. C'est qu'on "a besoin de se reconnaître, d'aller chercher nos racines un peu". Et surtout quand cette musique semble jouée Si naturellement dans ce monde rempli d'artifices, "tu as comme le goût de l'écouter".

Et cette écoute de la musique de La vesse du Loup peut se faire en s'amusant autant en les voyant jouer sur la scène qu'en prêtant l'oreille à leur troisième album " Sur le bord des États... ", dans notre salon, en se laissant aller par leurs histoires positives et humoristiques qui portent à la fête.

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Infos/contact : Mario Breault au 450-898-6488

vesseduloup@me.com